
Grande rétrospective Agnès Varda

Cet été, Les plages d’Agnès nous attendent avec la plus importante rétrospective jamais consacrée au Portugal à l’œuvre d’Agnès Varda (1928-2019).
Agnès Varda fut une artiste d’une curiosité sans égale et d’une immense liberté. Précurseure de la Nouvelle Vague, elle est aussi l’une des rares femmes de sa génération à avoir mené une carrière de réalisatrice. Prolifique, infatigable, généreuse, polyvalente et visionnaire, elle filmait le monde tout en s’inscrivant elle-même dans ses films. Pendant plus de soixante ans, son regard singulier a donné naissance à des œuvres d’une remarquable originalité, réinventant sans cesse le langage cinématographique et faisant d’elle une figure emblématique dont l’influence continue d’inspirer de nouvelles générations de cinéastes et d’artistes.
Son œuvre a été récompensée par de nombreux prix, parmi lesquels le prix Louis-Delluc, plusieurs César, ainsi que des distinctions dans les festivals de Cannes — où une Palme d’or d’honneur lui a été décernée en 2015 —, de Berlin et de Locarno. Elle a également reçu plusieurs European Film Awards et, en 2017, un Oscar d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.
Son premier long métrage, La Pointe courte (1954), constitua, selon les propres mots d’Agnès Varda, la première manifestation d’un phénomène collectif, d’un mouvement qui, de toute façon, devait voir le jour. Une décennie plus tard, après avoir signé des films devenus emblématiques tels que Cléo de 5 à 7 (1962), elle s’installe à Los Angeles avec son mari, Jacques Demy, où ils vivront plusieurs années. Tandis que Paris s’embrase au rythme des événements de Mai 68, Varda capte, de l’autre côté de l’Atlantique, l’effervescence de la contre-culture hippie et des luttes politiques dans quelques-unes des œuvres majeures de sa « période américaine », notamment Black Panthers (1968) et Lions Love (… and Lies) (1969).
De retour en France, elle réalisera plusieurs chefs-d’œuvre, parmi lesquels Sans toit ni loi (1985), Les Glaneurs et la Glaneuse (2000) et Les Plages d’Agnès (2008).
Fruit d’une collaboration entre Leopardo Filmes et Medeia Filmes, cette rétrospective présentera, à partir du 30 juillet et tout au long des mois d’août et de septembre, au cinéma Medeia Nimas, trente-six films d’Agnès Varda dans de nouvelles copies numériques restaurées : vingt longs métrages — neuf fictions et onze documentaires — ainsi que seize courts métrages, réunissant ses œuvres majeures et plusieurs trésors retrouvés.

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